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Construction d'une extension : quelles sont les étapes à respecter ?

construction extension

06 oct. 2020

Agrandissement de maison, création d'une nouvelle pièce : tout savoir sur les étapes à respecter, les meilleurs matériaux ou encore les démarches administratives obligatoires.

Pour agrandir la maison et augmenter la surface habitable, vous souhaitez aménager un nouvel espace. La meilleure solution : réaliser une extension mais attention à ne pas négliger toutes les contraintes de construction.

Véranda, extension en bois, en parpaing ou en acier, les projets pour agrandir une maison et gagner de l’espace de vie sont variés et dépendent de vos envies et besoins. Mais avant de vous lancer, il est indispensable de bien connaître toutes les démarches et contraintes à respecter, d’étudier votre projet pour l’harmoniser avec votre maison et bien estimer son budget. Un point pour vous aider à préparer vos travaux d’extension sans rien oublier.

Quelles sont les étapes ?

  • 1. Définir la surface de l’agrandissement, son emplacement en fonction du terrain et de la maison. Nous vous conseillons de faire appel à un architecte pour vous accompagner, notamment pour une étude de sol.
  • 2. Choisir une structure esthétique et fonctionnelle.
  • 3. Déclarez vos travaux en mairie et renseignez-vous sur les contraintes d’urbanisme à respecter.
  • 4. En fonction des matériaux choisis, faites appel à des artisans qualifiés pour réaliser un devis et estimer votre budget.
  • 5. Faites réaliser les travaux.
  • 6. À la fin du chantier, pensez faire dans les 90 jours toutes les déclarations administratives nécessaires.

Choisir les bons matériaux

Le bois

Très esthétique, il s’accorde avec une habitation de style rustique comme une maison moderne avec laquelle il crée un joli contraste visuel. Une ossature en bois s’accorde parfaitement avec la plupart des structures à l’exception du béton.
Durable et robuste, il résiste à l’humidité à condition d’être traité très régulièrement. Il est apprécié pour ses qualités isolantes et surtout pour sa variété de formes et de coloris permettant de répondre à toutes vos envies de design pour un prix abordable, environ 1200 € le mètre carré.
Attention, pour un projet de surélévation de maison, le bois n’est pas la meilleure solution à envisager.

L’acier

Très résistant et facile d’entretien, il s’adapte à toutes les structures. Ses inconvénients : les travaux d’isolation sont délicats et son tarif élevé. Prévoyez un budget de 2000 € le m².

Le parpaing

Idéal pour une extension latérale ou une surélévation. Solide et rapide à installer, son isolation est assez onéreuse. Comptez 1500 € / m² en moyenne.

La brique

Construire une extension en brique monomur est assez coûteux mais ce matériau, naturellement isolant et très résistant à l’humidité, laisse les murs respirer.
La brique classique est moins chère, son inertie offre une bonne régulation de la température en hiver comme en été.
Ce projet de construction est estimé à 1500 € le m².

Le verre

Très esthétique, il permet de créer une pièce supplémentaire très lumineuse. Utilisé pour des agrandissements de type vérandas, ne négligez pas l’épaisseur des baies vitrées pour une bonne isolation. Comptez 2000 € le m².

Les démarches légales

Déclaration de travaux ou permis de construire ?

  • Pour construire une annexe de 5 à 40 m², une simple déclaration préalable de travaux est à effectuer en mairie.
  • Pour un bâtiment de plus de 40 m², il faut faire une demande de permis de construire.
  • Au-delà de 150 m², en plus du permis, le recours à un architecte est obligatoire.

Déclaration d’achèvement de travaux

Dans les 3 mois qui suivent la fin des travaux, demandez en mairie une attestation de non contestation.

Déclaration fiscale d’agrandissement

L’extension de maison doit être déclarée aux services fiscaux dans les 3 mois. Agrandir sa maison a une incidence sur le montant des impôts locaux.

Bases de la réglementation thermique

Les extensions de maison sont soumises à la réglementation thermique, RT 2012.

Les constructions de petite taille : une RT assouplie

La surface de l'extension doit être inférieure à 30 % du SHONRT, surface habitable excluant les parties non chauffées, dans une limite de 150 m². Il n’est pas nécessaire de réaliser une étude thermique pour entreprendre les travaux.

Les grandes extensions : des contraintes d'isolation et de performance énergétique

Elles dépassent 150 m² ou 30 % ou plus du SHONRT. L’étude thermique est obligatoire. Un coût à prévoir mais dont vous percevrez le bénéfice : limitation de la consommation d'énergie et plus value pour votre résidence.

Les règles d'urbanisme

Le plan local d’urbanisme PLU

Les possibilités d’extension dépendent du PLU et conditionnent la hauteur de la construction, son volume et l’emprise au sol, il s’agit du rapport entre la surface du plancher au sol du nouveau bâti et celle occupée par la maison existante.
Le PLU peut restreindre les constructions en fonction de leur proximité avec le voisinage et interdire certaines couleurs.
Si vous habitez dans un site protégé, le projet doit obtenir l’accord de l’Architecte des Bâtiments de France.

Que faire si votre commune n’est pas couverte par un PLU ?

Le Règlement National d’Urbanisme prévaut par défaut. Un peu plus souple, il impose que l’extension soit attenante à la maison.
Nous vous recommandons de vous bien renseigner auprès du service urbanisme de votre commune ou du Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement, CAUE, du département.

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